Cette année j’ai eu le plaisir de photographier le Festival Gnaoua, musique du Monde 2016 pour le magazine culturel en ligne Made in Essaouira.
Cela a été un superbe festival et pas uniquement parce que c’était mon premier en tant que photographe officiel. La riche diversité, la mémoire et la jeunesse, la modernité et la tradition ont donné une couleur passionnante à cette édition.
Voici en quelques photos ma ballade photographique dans le festival, de la parade d’ouverture au concert de clôture, une quinzaine de concerts, mes coups de coeurs et coups de projecteurs.
La parade d’ouverture est toujours un moment unique, les différentes confréries fendent la foule, traversent la ville, se présente et donnent le tempo du festival.
Le concert d’ouverture a réunit jeunesse et tradition pour un hommage commun aux disparus de l’année. Autour de doudou n’diaye et ses percussionistes, du maâlem Mokhtar Guinea et de la relève Guinea nous avons pu découvrir la chanteuse Rachida Talal, tous unis pour honorer la mémoire du maâlem Mahmoud Guinea et du magicien du tambour sénégalais, Doudou N’diaye Rose.
A la suite de ce premier concert place à la premiere star du jazz venu à la rencontre des Gnaouas, Jeff Ballard Trio, une premiere partie brillante qui s’enchaine avec une fusion tout en finesse avec le maälem Mohamed Kouyou.
Une première journée vraiment bien remplie.
Vendredi, place à une vraie claque dans la gueule vêtu tout de rose, j’ai nommé le très charismatique bassiste Jamaaladeen Tacuma. Après avoir mis un groove infernal à la scène principale il a invité le Maâlem Hassan Boussou pour nous offrir une fusion pleine de joie.
Sur la même scène arrive ensuite une légende du Jazz, Randy West, un vieux de la vielle qui depuis des décennies puisent dans ses racines africaines. Pas un concert flamboyant mais par contre il est venu avec un bassiste de feu; Alex Blake.
La soirée ne fait que commencer, il faut ensuite courir vers l’autre grande scène, sur la plage, une des attractions du festival va commencer son concert, Blitz the Ambassador et sa soul Africaine est attendu par beaucoup de ses fans.
Comme cela arrive le concert est en retard, celui d’avant n’est pas fini, et c’est tant mieux !! En scène le très chamanique Maâlem Omar Hayat transcende les foules avec une transe Gnawi qui lui est bien propre.
Toute la soirée le rythme n’a fait que s’accélérer, retour au pas de course vers la grande scène pour le dernier concert, celui des stars du Maroc, Hoba Hoba Spirit. Un des groupes majeur du Royaume: “think the clash, rocking the real casbah”.
Sacrée soirée !!
Et c’est pas fini, la soirée samedi s’annonce pas mal non plus. Courte nuit, foule immense, le vent qui se lève et c’est reparti.
Sur la plage le vent souffle fort mais le monde est là, la soirée commence doucement avec une fusion maroco-marocaine soutenue par les rythmes lancinants de la relève Guinea. Mais ce que tout le monde attend, et moi le premier, c’est d’écouter les maliens sur-vitaminés de Songhoy Blues. Et personne n’est déçu, ça remue sévère du coté de timbuktu !!
J’aurais voulu rester écouter N3rdistan dont j’ai eu un petit aperçu lors de l’Arbre à Palabre sur le toit de l’institut Français, mais il faut choisir, et à l’autre bout de la ville, sur la place Moulay Hassan, le concert de la grande star Jazz du festival va commencer. Christian Scott est un trompettiste précurseur de la Nouvelle-Orléans, malgré sa gueule de gamin il dégage une puissance assez incroyable…
Il est tard et pourtant il reste encore quelque chose à découvrir, au bastion du Borj ont lieu, sur le toit, des concerts plus intimiste. Las Migas, groupe espagnol exclusivement féminin, revisite un répertoire aux rythme du flamenco, du tango, de la rumba … Leur fusion avec Mehdi Nassouli était d’une belle intensité.
Après cette fin de soirée tout en douceur, il était bien temps d’aller ce coucher. Au menu de la journée de demain, juste le concert de clôture.
C’est un concert qui se déroule en journée et qui réunit une foule immense, pour être honnête un concert un peu décevant, très en dessous de l’énergie débordante des jours précédents. L’accumulation de vielle gloire c’est pas forcément un garant de funkitude!!
Et voilà le marathon musicalo-photographique est terminé, vous pouvez voir l’ensemble de mes photos du Festival Gnaoua 2016 ICI.
Vous pouvez aussi voir mes autres photos de concert ici